..Hey ThErE DeLiLaH..

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 27 décembre 2007 13:34

Abîmes..

Abîmes..
Un bruit de plomb dans l'à-pic où les eaux tombent
et la nuit palpable ;
le coup de vent dans l'arbre en fleurs, heurt odorifique
et des laits murmurent.
Est-ce une contrée où tonne le pouls de la terre ?
Est-ce la zone vibrante séjournent nos nerfs ?
Deux inaudibles concerts :
l'un imaginé avant l'intonation, l'autre conçu après l'audition.
Ainsi se montraient les dieux qui n'ont pas de corps.
Ainsi parlaient les dieux qui n'ont pas de voix.
Ainsi les mots en eux-mêmes et les mots froissés par l'écoute.
Car nous n'accueillons pas tel quel ce qui nous est transmis :
nous simplifions ou compliquons, selon l'humeur, selon l'instant.
Des larmes peuvent être de marbre ;
ton franc sourire, belle demoiselle, peut paraître capiteux et nous étourdir.
Et les graines meurent stériles qui sont tombées sur la pierre.
# Posté le vendredi 16 juin 2006 07:05

A mOn FuTuR..

A mOn FuTuR..
Vous que je connais pas

Qui ne me connaissez pas

Qui êtes ici ou ailleurs

D'aujourd'hui

D'hier

Ou de demain

De partout comme de nulle part

De chair et de sang

De mots et de musique

De signes et d'expressions

De joies et de bonheur

Comme de peines et de tristesse

De plaisir parfois

De souffrances souvent

De rires et de pleurs

De mains tendues et toujours

En définitive

Serrées bien fort par d'autres mains

De murmures et de hurlements

Noirs comme votre drapeau qui calque au vent

Et qui fait peur parce qu'il est

Promesse

De révolte contre toutes les injustices

Toutes les inégalités

Toutes les oppressions

Toutes les répressions

Toutes les misères

Filles et fils de la liberté

En ayant toujours à c½ur que votre liberté soit toujours et d'abord celle des autres

De courage

Ce courage qui vous fait assumer votre peur

Debout

Toujours debout

Quand tant d'autres se plaisent à se coucher

Du partage

De la solidarité

De la fraternité

Les amants passionnés

Et passionnants

De l'humanité

Cette humanité qui est votre seule

Condition

La seule prison

Dans laquelle

Librement

Vous vous êtes enfermés

Pour résister

Au cannibalisme de l'ordre

De tous les ordres

Et pour laquelle vous êtes prêts à mourir

Afin que d'autres puissent continuer de vivre

Et de rester humains

Oui

Vous

Je vous aime

Parce que de vous aimer

Me permet de

M'aimer
# Posté le vendredi 19 mai 2006 11:30
Modifié le vendredi 19 mai 2006 11:41

-ErGo-

-ErGo-
CARO MI E IL SONNO. E PIU L'ESSER DI SASSO
MENTRE CHE IL DANNO. E LA VERGOGNA DURA:
NON VEDER. NON SENTIR. M'E GRAN VENTURA:
pERO NON MI DESTAR: DEH. PARLA BASSO.
# Posté le vendredi 10 mars 2006 20:22

PluS RiEn...

PluS RiEn...
Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre

On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver

En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et cheveaux

Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourirent par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien
Plus rien...
Plus rien...

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre

Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papiers que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières

Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits

C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclarés l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
et que les innondations ont frappé les grandes villes

Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande sécheresse
Partout sur les visages on lisait la détresse

Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...

Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné

Car il ne reste que quelques minutes à la vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité...
Adieu l'humanité...
# Posté le jeudi 09 mars 2006 19:17